1405, Les hommes du Barrois en Brie

Les Maupillé de la Brie pourraient descendre d'un Maupillé de Verdun ou de Bar le Duc, venu s'établir au XIV ième ou XVième siècle. Hypothèse très sérieuse en raison des liens éconmiques et sociaux entre la Lorraine et la Brie (toute proche). J'ai retrouvé des éléments intéressants sur les migrations humaines entre la Lorraine et l'Ile de France au Moyen-Age.

Les Maupillé marchands de Verdun ont sans doute eu affaire avec les marchands de Brie. Les liens sont forts entre Brie et Lorraine. Les marchands de Meaux, Provins commercent avec ceux de Verdun, de Bar le Duc. En 1480 des marchands de Bar achètent des toiles et de la dentelle à Meaux et Paris. Saint Saintin, figure légendaire de Verdun, premier évêque de la ville, vers 330, était originaire de Meaux.

En 1405, les guerres qui dévastent le Barrois ont fait fuir bon nombre d'habitants de Bar le Duc et de ses environs. Ces Barisiens ont trouvé refuge dans le royaume de France et s'y sont implantés. Il en va de même pour les Verdunois, ce qui contraint l'évêque de Verdun à réclamer ses serfs au roi. En 1405 le bailli de Vitry reçoit l'ordre du roi de renvoyer tous les serfs de l'évêque de Verdun et du chapitre de Verdun venus se réfugier en Champagne.

Il y a donc beaucoup d'hommes du duché de Bar en Brie et Champagne. L'affaire est suffisamment importante pour que le duc de Bar demande l'intervention de son neveu le roi de France. A Paris, le 8 novembre 1405, le roi Charles VI adresse un mandement à ses baillis de chasser du royaume les hommes du duché de Bar, « hommes liges du duc » venus s'y réfugier. « Plusieurs homes et femes de nostre dit oncle s'estoinet enfuit de partir de son apys des lieux où plusieurs estoinet de résidence et sont venus demorrer en plusieurs bonnes villes et bailliaiges assise et située en notre royaume comme à Paris, Reims, Chaalons et ailleurs.... ». Le roi ordonne « la prise de leur corps et leurs biens ». Toutefois, le roi autorise les immigrés à faire valoir leurs droits devant le parlement de Paris. Le roi ne tient pas à renvoyer les immigrants les plus riches qui contribuent à la prospérité de son royaume. Ainsi « les anciens d'aux (les plus anciens migrants) y seront devenus riches compblés et pourroient légalement plaider...en notre grand conseil ».

Si même les serfs bravent leur suzerain et émigrent, il est certain ce phénomène concerne aussi les « hommes libres », comme les Maupillet.

En tout cas, le Moyen-Age reste la période clef pour comprendre l'histoire de la famille et de ses branches.

1490 – Pierre Maupillé, laboureur à Magny le Hongre (Seine et Marne 77)

1548 – les héritiers de Pierre Maupillé

Dans ce même censier on trouve trace pour l'année 1548 d'un cens dû par la veuve de Pierre Maupillé et ses héritiers. On apprend ainsi que ses héritiers devaient leur sens pour trois arpents et demi de terre et pré en plusieurs pièces à Magny. Les autres habitants tenus au cens en 1548 sont les Bietrix, lepic, déjà connus au XVième siècle. L'étude de ce censier, lacunaire, pourrait nous offrir plus de renseignements. A cette époque, l'autre seigneur de Magny est Jehan de Livres. Son fils Jacques lui succède en 1549.

1599-1621 – Marguerite Maupillé, Jean, Bernard et les autres

17/02/1599 à Esbly, village voisin de Magny, décès de Marguerite Maupillé
17/11/1622 à Conches, mariage de Jehan Maupillé et de Nicole Basile
10/03/1617 à Conches, mariage de Philippe Maupillé et de Jeanne B
26/11/1622 à Conches, mariage de Toynette Maupillé et de Cosme De
17/11/1621 à St Germain les Couilly, décès de Bernard Maupillé
17/11/1705 à Serris, mariage de Claude Maupillé (fils de Jean Maupillé et de Marie Marie) avec Madelaine Sernaille fille de Pierre Sernaille.

Tous ces villages, Serris, Conches, St Germain les Couilly sont tous voisins de Magny le Hongre
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1674-2004 Antoinette Maupillé (1635-1715) et ses descendants

1- Antoinette Maupillé (1635 – 20/12/1715 St Germain), nous ignorons le nom de son père, épouse Nicolas Meunier à St Germain les Couilly en 1663 de qui :

2- Nicolas Meunier (28/08/1674 -26/04/1720 St Germain) ;
et Jeanne Courtan mariés en 1703 à St Germain
:

3- Marie-jeanne Meunier (27/04/1725 – 1824) ;
et Pierre Quinegagne mariés le 16/01/1747 à Chalifert
:

4- Marie-Jeanne Quinegagne (1750 – 1824 Chalifert)
et Pierre Legrain mariés le 21/11/1774 à St Germain
:

5- André Legrain (1776 – 1832 Chalifert)
et Marie Tricot mariés l'an XIII à Chalifert
:

6- Marie Legrain (1806 – 1879 St Germain)
et Pierre Caillot mariés en 1834 à Chalifert
:

7- Geneviève Caillot (1826 – 1911 Chalifert)
et Charles Cottin mariés en 1847
:

8- Berthe Cottin (1857 – 1927 Paris V)

......

Une nouvelle page de l'histoire familiale rest à écrire. Bien des actes, nous manquent, concenant cette lignée de Brie. Saluons Jean Pierre F et ses ancêtres
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Frédéric R-M
Nos Trois Branches n°60 - 2004

 

Pierre Maupillé est le premier Maupillé retrouvé pour cette branche. Il y eut peut être d'autres Maupillé en Brie avant lui.
Magny le hongre est un vilage situé à environ 20 km de Meaux et à 35 km à l'est de Paris. Le village est une seigneurie de l'importante abbaye de Ste Geneviève du Mont à Paris. L'abbaye est un grand seigneur foncier de cette région. Ste Geneviève se situe rive gauche, dans le quartier latin, dans l'est de Paris. En 1490, Pierre Maupillé est cité comme « laboureur de messieurs les religieux » (est-il serf ?). On retrouve sa mention dans le censier de l'abbaye (archives nationales S 1560). Il doit le cens pour ses terres de Magny. Il n'y aurait pas d'autres mentions de Maupillé avant lui à Magny
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